Communiqué commun des syndicats de journalistes, de la presse et de l'audiovisuel

mercredi 2 novembre 2011
par Les syndicats de journalistes

Qualité de l’information et répression antisyndicale généralisée !

Les syndicats signataires dénoncent les multiples pressions à l’encontre de responsables nationaux dans leur entreprise visant à les empêcher d’exercer librement leurs mandats dans les négociations de branche et les instances paritaires.

Ce procédé porte atteinte à la dignité et aux droits des personnes qui en sont victimes, du seul fait de leurs activités syndicales ; et menace gravement le dialogue social dans les entreprises et au niveau national, en augmentant le déséquilibre entre les représentants des salariés et ceux des employeurs, auxquels ces derniers facilitent l’exercice de leurs mandats, financés par les entreprises et leurs salariés.

Au-delà des représentants nationaux des syndicats signataires, les délégués syndicaux et représentants du personnel en entreprise subissent aussi des pressions quasi-généralisées, dignes d’une chasse aux sorcières visant à bâillonner et anéantir toute critique de pratiques patronales contestables, au mépris des mandats créés par la loi pour la défense des intérêts des salariés. Des situations de cet ordre ont été observées à France Télévisions (France 2, France 3, France 4, France 5, France O et Outremer 1ère), France 24, Canal Plus, Radio France, Virgin Radio, l’AFP, Associated Press, Roularta L’Express, L’Equipe, France Soir, La Dépêche du Midi, Le Dauphiné Libéré, Le Républicain Lorrain, Publihebdos (presse locale et régionale), Prisma Presse (Télé Loisirs…), GRM (Le Revenu…), EED (LotoFoot mag…), Le Quotidien du Médecin, Editialis (presse pro), parmi d’autres.

Ces délégués luttent au quotidien pour de meilleures conditions de travail dans leur entreprise de presse et sont souvent en première ligne dans cet incessant combat qu’est l’information de qualité.

Les syndicats signataires dénoncent vigoureusement l’interprétation fallacieuse et le mépris des conventions collectives, notamment des journalistes et de l’audiovisuel, dont font preuve ces entreprises au détriment de la liberté du droit syndical et de la liberté d’expression telle qu’elle est définie clairement dans celles-ci. Les syndicats signataires rappellent que ces pratiques sont contraires au Code du travail, notamment l’article L.1132-1 selon lequel « aucun salarié ne peut être sanctionné, licencié ou faire l’objet d’une mesure discriminatoire, directe ou indirecte, en raison de ses activités syndicales », comme il interdit toute forme de discrimination.

Les syndicats signataires observent par ailleurs que ces entreprises, comme malheureusement tant d’autres, sont souvent en infraction avec leur obligation de mettre en place des dispositifs effectifs pour identifier, prévenir et gérer le harcèlement et la violence au travail, en application de l’arrêté du 23 juillet 2010 publié au J.O. du 31 juillet 2010 portant extension de l’accord national interprofessionnel du 26 mars 2010 sur le harcèlement et la violence au travail.

SNJ - CGT - SGJ-FO - CFDT - CGC - CFTC


Brèves

Radio Totem : négociation en bonne voie

samedi 11 septembre 2010

Les déléguées du personnel de Totem ont de nouveau porté à la connaissance de la direction le cas des majorations de salaire pour les journalistes seuls en poste. La direction a pris note de cette nouvelle demande et a promis de l’étudier attentivement. Contrairement à ce qui avait pu être écrit précédemment, les déléguées du personnel indiquent que la prise en compte de l’ancienneté n’est pas un problème constaté au sein de la radio Totem. Chaque journaliste est payé selon les critères et les coefficients établis par la grille de salaire de la convention collective nationale des journalistes. De plus, aucune salariée n’a vu son ancienneté être dénaturé à un retour de congé maternité. Les déléguées du personnel continueront de veiller au respect des conventions collectives, celle de la radiodiffusion et des journalistes.

Négociation salariale 2010 dans les radios privés

lundi 24 mai 2010

Un accord de revalorisation salariale a été trouvé par les partenaires sociaux lors de la négociation du 4 mai.  Cette augmentation s’appliquera de la façon suivante : ­- L’augmentation des valeurs des points A et B de la grille à hauteur de +1,2% ; ­- La date d’entrée en vigueur de cette augmentation sera effective à extension de l’accord par le Ministère soit très probablement au 1er octobre. 

France Soir : la justice valide notre déléguée syndicale

jeudi 21 janvier 2010

Mercredi 20 janvier, le Tribunal d’instance du 8e arrondissement de Paris a confirmé la régularité de la nomination de notre déléguée syndicale SGJ, Aïchouche Belabbas, à la Société des Editions du Nouveau France Soir. Sa désignation de déléguée syndicale par le SGJ lui avait été contestée à deux reprises en 2009. Ayant apporté la preuve qu’une section syndicale était bien constituée, elle a ensuite été attaquée en annulation au motif que l’effectif inférieur à 50 salariés était insuffisant pour disposer d’un délégué. Mais la direction avait validé, en 2006, la désignation d’un délégué CGT. Le juge a estimé que le principe d’égalité de traitement doit s’appliquer. Il a donc rejeté la demande d’annulation du mandat. Après une période difficile, Aïchouche va donc pourvoir exercer sereinement son mandat de défense du personnel.

Reuter : malade donc licencié

mardi 6 octobre 2009

L’agence Reuter ne prend pas de gants avec ses journalistes. Un JRI qui a couvert les grands conflits (Rwanda, Tchétchénie, Afghanistan, Balkans…), est convoqué en entretien préalable au licenciement après une période d’arrêt maladie consécutive à ces reportages. Ne devant pas porter de façon continue une charge supérieure à 5 kg, il est déclaré inapte. La direction décide donc de le licencier sans proposition de reclassement ni formation. Depuis, FO l’aide à s’opposer à ce licenciement abusif. Notamment en contestant l’avis du médecin du travail qui a produit un avis sans même ausculter l’intéressé. Saisi, le médecin de l’inspection du travail s’est étonné d’un tel avis qui a permis à Reuter d’en prendre prétexte pour licencier. Une procédure prud’homale est lancée.

Prisma : accord sur les droits d’auteur

dimanche 4 octobre 2009

Un accord sur la rémunération des droits d’auteur vient d’être signé au groupe de presse magazine Prisma par le SGJ-FO et le SNJ-CGT. Il va permettre à tous les journalistes de percevoir une somme forfaitaire de 250 euros. L’accord prévoit une majoration allant à 150 euros en fonction de l’évolution de l’activité et de ses résultats économiques. Il est signé pour deux ans. Le SGJ-FO va œuvrer pour son amélioration, notamment l’extension de la majoration aux pigistes. Jusqu’à cet accord, les journalistes devaient renoncer aux droits d’auteur. La loi Hadopi aurait conforté cette situation.