Devenir journaliste

formation initiale, formation permanente...
jeudi 22 octobre 2009

Le droit à la formation est une revendication centrale du syndicat : de la défense de l’école publique, laïque et gratuite au droit à la formation permanente des journalistes, source de qualification et donc de valorisation de la carrière.

Le SGJ-FO, attaché aux diplômes nationaux reconnus dans les conventions collectives, s’attache donc dans son action à promouvoir, partout où il en a l’occasion, les filières de formation qualifiantes tant en formation initiale qu’en formation permanente dans le cadre de la convention collective nationale des journalistes.

Formation initiale des journalistes

Outil unique de reconnaissance des qualifications, la convention collective des journalistes s’est dotée d’une commission paritaire – la commission paritaire nationale de l’emploi des journalistes (CPNEJ) - qui garantit, en les labellisant, les formations initiales au métier de journaliste suivant des critères précis définis paritairement. Cette labellisation, ou reconnaissance, érige le diplôme délivré en fin de formation dans ces filières reconnues, en diplôme national, valable sur tout le territoire et dans toutes les formes de presse. Le jeune journaliste qui arrive sur le marché du travail après avoir emprunté l’un de ces cursus est donc intégré dans la grille de salaires de la branche et du « titre » (audiovisuel ou presse écrite) avec la qualification : journaliste stagiaire 13e-24e mois.

Aujourd’hui, les universités refondent leurs enseignements et diplômes suivant la directive LMD. En effet, la nouvelle nomenclature des diplômes universitaires imposée par l’Union européenne dite LMD (licence, mastère, doctorat) détruit le caractère national des diplômes. Un mastère de lettres de Saint-Denis (Paris VIII-93) ne sera pas équivalent au même mastère délivré à la Sorbonne (Paris I), par exemple. La possibilité pour les jeunes – et moins jeunes – sortant de l’université de "monnayer" leur diplôme-qualification selon la grille définie dans la branche dans laquelle ils sont embauchés est ainsi remise en cause. Nous ne parlerons pas ici du scandale des stagiaires à perpétuité ou en tout cas à peine incompressible qui font florès dans les entreprises grâce à deux décennies de remise en cause du Code du travail. Une particularité s’offre néanmoins aux journalistes en devenir. L’existence d’une convention collective nationale étendue, c’est-à-dire intégrée au Code du travail, dotée d’une commission paritaire (la CPNEJ) reconnaissant les formations initiales au métier de journalisme garantit le caractère national du diplôme délivré dans telle ou telle université, tel ou tel IUT, telle ou telle école privée.

Encore une raison de défendre bec et ongles notre convention collective. Ce à quoi s’emploie le SGJ-FO.

Voici les 12 cursus reconnus par la CPNEJ et donc par la profession.

Établissements publicsxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
CELSA - Centre d’études littéraires et scientifiques appliquées
77, rue de Villiers - 92200 Neuilly-sur-Seine
Tél. 01 46 43 76 76
Diplôme : Maîtrise sciences information et communication - option journalisme
CUEJ - Centre universitaire d’enseignement du journalisme
11, rue Maréchal Juin - BP 13 - 67043 Strasbourg Cedex
Tél. 03 88 14 45 34
Diplôme : Maîtrise sciences et techniques du journalisme
EJCM - Ecole de journalisme et de communication de Marseille
21 rue Virgile Marron - 13392 Marseille cedex 05
Tél. 04 91 24 32 00 - Fax : 04 91 48 73 59
Diplôme : Maîtrise sciences et techniques du journalisme
Institut universitaire de technologie « B » de Bordeaux III
IUT Michel de Montaigne - Université Bordeaux 3
1, rue Jacques Ellul - 33080 Bordeaux cedex
Tel. 05.57.12.20.20
Diplôme : DUT option journalisme
Institut universitaire de technologie de Tours
IUT de Tours - département "carrières de l’information"
29, rue du Pont-Volant - 37082 Tours cedex 2
Tél. 02 47 36 75 81 - Fax : 02.47.36.75.74
Diplôme :DUT option journalisme
Institut universitaire de technologie de Lannion
IUT département Infocom
BP 30219 - 22302 LANNION Cedex
Tél. 02.96.48.57.81 - Fax : 02.96.48.57.80
Diplôme : DUT option journalisme
ICM - Institut de la communication et des médias
ICM - Université Stendhal-Grenoble III
11, avenue du 8 mai 1945 - 38130 Echirolles
Tél. 04.76.82.43.00
Diplôme : Maîtrise sciences information et communication - option journalisme
IFP - Institut français de presse
Université de Paris II - IFP
92 rue d’Assas - 75006 Paris
Tél. 01.44.41.57.93
Diplôme : DESS journalisme (en trois semestres)
Établissements privésxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
EJT - Ecole de journalisme de Toulouse
31, rue de la Fonderie - 31068 Toulouse Cedex
Tel. 05.62.26.54.19
Diplôme : diplôme EJT
CFJ - Centre de formation des journalistes
35, rue du Louvre - 75002 Paris
Tel. 01.44.82.20.00 - Fax : 01.44.82.20.09
Diplôme : diplôme CFJ
ESJ - Ecole supérieure de journalisme de Lille
50, rue Gauthier-de-Châtillon - 59046 Lille Cedex
Tél. 03 20 30 44 00
Diplôme : diplôme ESJ
IPJ- Institut pratique de journalisme
4, rue Saint-Georges - 75009 Paris
Tél. 01 72 74 80 00 - Fax : 01 72 74 80 01
Diplôme : diplôme IPJ

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Elections Audiens : FO en 3e position

jeudi 12 novembre 2009

Le dépouillement des élections pour la caisse de retraite de la Presse et du Spectacle a eu lieu le 10 novembre 2009. Sur 85 192 salariés ou retraités exprimés (plus de 550 000 inscrits), 11 719 ont voté pour les candidats et candidates FO (dont 1976 pour l’Audiovisuel et 3031 pour la Presse). Si le comparatif n’est pas possible par rapport au scrutin précédent (différences de sections, listes intersyndicales), il est a noter la deuxième place obtenue par FO au détriment de la CFDT dans la section Artistes. L’enjeu de ces élections était aussi un test en terme de représentativité suite à la Loi d’août 2008.

Pigistes : une facture en place de salaire

lundi 5 octobre 2009

Un journaliste pigiste d’une publication en ligne est sollicité par son employeur pour établir des « factures formelles ». En fait, son travail a été rémunéré depuis des mois en salaire… conformément à la loi. Mais la direction prend prétexte du fait qu’il ne soit pas titulaire de la Carte de presse pour tenter de lui enlever son statut de salarié. Etonnant ? Non car l’accord sur les droits des pigistes signé en novembre 2008 par la CFDT, la CFTC et la CGC, exclut ceux qui ne sont pas encartés. Les patrons s’en saisissent donc pour les éjecter du statut de salarié reconnu par la loi Cressard.