Les journalistes de France 3 n'ont pas un prix, ils ont une valeur, mon général !

lundi 22 février 2010

Dans une déclaration publique ce week-end, le Général Gergorin, chef d’Etat major de l’armée française considère que les journalistes de F3 otages détenus en Afghanistan depuis plus de 50 jours coûtent cher à la nation (« 10 millions d’euros »).

Pour le SGJ-FO, ces propos qui succèdent à ceux de Nicolas Sarkozy et de Claude Guéant, sont abjects. Ils mettent en péril la vie de nos confrères. Reproche-t-on aux skieurs l’hiver, aux baigneurs l’été qui ont besoin de secours, sauf à perdre leur vie, de coûter ?

Combien coûtent les militaires sur leurs terrains d’opérations, mon général ? Quelle est leur finalité ? Cela se discute-t-il quand ce sont des civils qui sont victimes des dommages collatéraux ? « Des journalistes ? Combien d’étoiles ? » C’est cela la valeur nationale ?

Les journalistes ne sont jamais sur « leur terrain ». Que ce soient les salons, les cours des ministères, les banlieues ou les terrains militaires. Ils sont présents là où la démocratie le justifie et où la recherche d’informations prime.

Le SGJ-FO s’élève avec la plus extrême vigueur face à de tels propos qui ne sont pas couverts par le secret défense ou l’appréciation politique partisane, mais sont un encouragement pour ceux qui cherchent à entraver la liberté d’exercer le métier de journaliste partout dans le monde.


Brèves

Radio Totem : négociation en bonne voie

samedi 11 septembre 2010

Les déléguées du personnel de Totem ont de nouveau porté à la connaissance de la direction le cas des majorations de salaire pour les journalistes seuls en poste. La direction a pris note de cette nouvelle demande et a promis de l’étudier attentivement. Contrairement à ce qui avait pu être écrit précédemment, les déléguées du personnel indiquent que la prise en compte de l’ancienneté n’est pas un problème constaté au sein de la radio Totem. Chaque journaliste est payé selon les critères et les coefficients établis par la grille de salaire de la convention collective nationale des journalistes. De plus, aucune salariée n’a vu son ancienneté être dénaturé à un retour de congé maternité. Les déléguées du personnel continueront de veiller au respect des conventions collectives, celle de la radiodiffusion et des journalistes.

Négociation salariale 2010 dans les radios privés

lundi 24 mai 2010

Un accord de revalorisation salariale a été trouvé par les partenaires sociaux lors de la négociation du 4 mai.  Cette augmentation s’appliquera de la façon suivante : ­- L’augmentation des valeurs des points A et B de la grille à hauteur de +1,2% ; ­- La date d’entrée en vigueur de cette augmentation sera effective à extension de l’accord par le Ministère soit très probablement au 1er octobre. 

France Soir : la justice valide notre déléguée syndicale

jeudi 21 janvier 2010

Mercredi 20 janvier, le Tribunal d’instance du 8e arrondissement de Paris a confirmé la régularité de la nomination de notre déléguée syndicale SGJ, Aïchouche Belabbas, à la Société des Editions du Nouveau France Soir. Sa désignation de déléguée syndicale par le SGJ lui avait été contestée à deux reprises en 2009. Ayant apporté la preuve qu’une section syndicale était bien constituée, elle a ensuite été attaquée en annulation au motif que l’effectif inférieur à 50 salariés était insuffisant pour disposer d’un délégué. Mais la direction avait validé, en 2006, la désignation d’un délégué CGT. Le juge a estimé que le principe d’égalité de traitement doit s’appliquer. Il a donc rejeté la demande d’annulation du mandat. Après une période difficile, Aïchouche va donc pourvoir exercer sereinement son mandat de défense du personnel.

Reuter : malade donc licencié

mardi 6 octobre 2009

L’agence Reuter ne prend pas de gants avec ses journalistes. Un JRI qui a couvert les grands conflits (Rwanda, Tchétchénie, Afghanistan, Balkans…), est convoqué en entretien préalable au licenciement après une période d’arrêt maladie consécutive à ces reportages. Ne devant pas porter de façon continue une charge supérieure à 5 kg, il est déclaré inapte. La direction décide donc de le licencier sans proposition de reclassement ni formation. Depuis, FO l’aide à s’opposer à ce licenciement abusif. Notamment en contestant l’avis du médecin du travail qui a produit un avis sans même ausculter l’intéressé. Saisi, le médecin de l’inspection du travail s’est étonné d’un tel avis qui a permis à Reuter d’en prendre prétexte pour licencier. Une procédure prud’homale est lancée.

Prisma : accord sur les droits d’auteur

dimanche 4 octobre 2009

Un accord sur la rémunération des droits d’auteur vient d’être signé au groupe de presse magazine Prisma par le SGJ-FO et le SNJ-CGT. Il va permettre à tous les journalistes de percevoir une somme forfaitaire de 250 euros. L’accord prévoit une majoration allant à 150 euros en fonction de l’évolution de l’activité et de ses résultats économiques. Il est signé pour deux ans. Le SGJ-FO va œuvrer pour son amélioration, notamment l’extension de la majoration aux pigistes. Jusqu’à cet accord, les journalistes devaient renoncer aux droits d’auteur. La loi Hadopi aurait conforté cette situation.