Dans une déclaration publique ce week-end, le Général Gergorin, chef d’Etat major de l’armée française considère que les journalistes de F3 otages détenus en Afghanistan depuis plus de 50 jours coûtent cher à la nation (« 10 millions d’euros »).
Pour le SGJ-FO, ces propos qui succèdent à ceux de Nicolas Sarkozy et de Claude Guéant, sont abjects. Ils mettent en péril la vie de nos confrères. Reproche-t-on aux skieurs l’hiver, aux baigneurs l’été qui ont besoin de secours, sauf à perdre leur vie, de coûter ?
Combien coûtent les militaires sur leurs terrains d’opérations, mon général ? Quelle est leur finalité ? Cela se discute-t-il quand ce sont des civils qui sont victimes des dommages collatéraux ? « Des journalistes ? Combien d’étoiles ? » C’est cela la valeur nationale ?
Les journalistes ne sont jamais sur « leur terrain ». Que ce soient les salons, les cours des ministères, les banlieues ou les terrains militaires. Ils sont présents là où la démocratie le justifie et où la recherche d’informations prime.
Le SGJ-FO s’élève avec la plus extrême vigueur face à de tels propos qui ne sont pas couverts par le secret défense ou l’appréciation politique partisane, mais sont un encouragement pour ceux qui cherchent à entraver la liberté d’exercer le métier de journaliste partout dans le monde.

